L'HISTOIRE

Cette trilogie est un monument du théâtre new-yorkais ; couverte de lauriers, elle garda l’affiche de nombreuses années, avant de devenir un film culte. Chacune des trois pièces fut d’abord créée individuellement avant d’être réunies sous le titre «Torch Song Trilogy».

C’est une création en France.

Premier Acte : L’ÉTALON INTERNATIONAL

  Arnold, chanteur drag-queen professionnel ouvertement gay, rencontre Ed, prof de lycée pas encore sorti du placard, pour le meilleur et pour le pire. En cinq tableaux, tout est dit : la vie, la rencontre, la rupture, la consolation, le retour.

  Entre chacune des scènes, Lady Blues interprétera une chanson réaliste – une « torch song », comme on dit en anglais.

Dans cette méditation à voix haute, jouent la mémoire du langage, le poids charnel des mots et une vision poétique qui nous fait redécouvrir un texte dynamique, simple, profondément humain.

Deuxième Acte : FUGUE DANS UN JARDIN D’ENFANTS

  Un an après leur séparation, Ed et Arnold se retrouvent dans la maison de campagne où Ed vit avec Laurel, sa future épouse. Arnold débarque avec Alan, son nouvel amant.

  Cette fugue à quatre voix sera ponctuée d’une musique originale soulignant, comme au cinéma, les émotions et les états d’âme des protagonistes.

Troisième Acte : VEUVES ET ENFANTS D’ABORD

  Cinq ans ont passé. Alan est mort, tué par des casseurs de pédés. Ed vient de se séparer de Laurel ; il dort sur le divan chez Arnold. David, 15 ans, enfant adoptif d’Arnold, à peine installé dans sa nouvelle vie, rêve déjà d’appeler la mère d’Arnold, grand-mère ! Madame Beckoff espère que sa visite lui permettra de mettre de l’ordre dans la vie « dissolue » de son fils. Arnold, rongé par la peur des réactions de sa mère, ne lui a rien dit à propos de David.

  Si les enfants ont le droit de reprocher à leurs parents leurs manques et leurs excès, les parents, eux, ont le devoir de faire ces mêmes reproches à leurs enfants. Surtout sur la confiance que nous, les enfants, leur accordons réellement… ou pas.